Cependant, comme l'indique le texte ci-dessous, certains scientifiques relativisent cette théorie :

Ainsi, certains scientifiques ont publié dans la revue Nature, en mars 2007, une étude affirmant que l'explosion du nombre d'espèces de mammifères ne coïncide pas avec la disparition brutale, il y a 65 millions d'années, des dinosaures.

"Nous contestons l'importance, largement admise, de l'extinction massive" d'espèces animales à la charnière du Crétacé et de l'ère tertiaire "comme origine et facteur de diversification des lignées de mammifères existants" aujourd'hui, écrit l'équipe internationale de chercheurs menée par Olaf Bininda-Emonds (Université technique de Munich) .

En fait, selon eux, le processus de différenciation des espèces de mammifères a commencé bien avant et s'est poursuivi bien après les phénomènes cataclysmiques qui ont entraîné l'extinction des dinosaures en une période très brève.

L'apparition des précurseurs des mammifères modernes, comme les primates, les rongeurs et les ruminants, remonterait au moins à 75 millions d'années. Mais ces grands ancêtres n'auraient commencé à se structurer en espèces distinctes que 10 à 15 millions d'années après la disparition des dinosaures.

Cette nouvelle chronologie est déduite du premier arbre généalogique rassemblant la quasi-totalité des espèces de mammifères vivant aujourd'hui que M. Bininda-Emonds et ses collègues sont parvenus à reconstituer grâce à de puissants ordinateurs.

Jusqu'ici, les études de l'évolution animale - qu'elles reposent sur l'analyse comparée de fossiles ou le décryptage génétique - ne portaient que sur des familles restreintes. L'arbre généalogique de M. Bininda-Emonds retrace, lui, les lignées et l'évolution de 99% des 4.500 espèces de mammifères actuels au cours des dernières 160 millions d'années.

Avant ce travail, les scientifiques tenaient pour acquis que les mammifères, longtemps représentés par seulement quelques espèces insignifiantes, n'avaient pu se développer qu'une fois disparus leurs terrifiants prédateurs.

Ce fut chose faite il y a 65 millions d'années. Les dinosaures, qui avaient colonisé la plupart des niches écologiques, pourraient alors avoir été victimes de la collision de la Terre avec une météorite géante qui aurait projeté dans l'atmosphère des milliards de tonnes de poussières. Bloquant la lumière du soleil, ces poussières auraient provoqué en chaîne la disparition de nombreux végétaux, des animaux qui s'en nourrissaient et de leurs prédateurs.

"Même si certains mammifères primitifs ont bénéficié de la disparition des dinosaures, nombre de ces espèces appartenaient à des branches de l'arbre généalogique éloignées des mammifères actuels et ont disparu rapidement", souligne dans un communiqué le Muséum américain d'histoire naturelle.

La première diversification chez les mammifères est en fait intervenue bien avant, avec l'apparition des monotrèmes (tels les ornithorynques), il y a 166 millions d'années, puis celles des marsupiaux, il y a 148 millions d'années. 75 millions d'années avant notre ère, tous les grands ordres de mammifères à placenta étaient en place.

Cette même époque a aussi été marquée par l'émergence des plantes à fleurs (les angiosperme) et un refroidissement climatique marqué. Pure coïncidence ? Les chercheurs laissent à d'autres le soin de répondre.

Ils remarquent aussi que 43 grandes familles de mammifères encore représentées aujourd'hui ont survécu au grand bouleversement de la fin du Crétacé. Un deuxième grand coup d'accélérateur à l'évolution est intervenu pendant l'Eocène, 34 à 56 millions d'années avant notre ère.





Quelles que soient les causes de l'extinction des dinosaures, le visage de la Terre s'est trouvé modifié il y a environ 65 Millions d'années.

Ainsi, de nombreuses espèces ont disparu en même temps que les dinosaures.

Les plésiosaures, les mosasaures, les reptiles volants, les belemnites, les ammonites, et autres rudistes se sont éteints.

De nombreux scientifiques considèrent que l'extinction de toutes ces espèces favorisa l'apparition et le développement de nombreuses autres.

Il est ainsi fréquemment admis que les mammifères, jusque là de petite taille et vivant dans des terriers profitent de la place laissée vacante pour se développer progressivement durant des millions d'années.
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